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Susanne Abbuehl
Chant
La chanteuse suisse- néerlandaise Susanne Abbuehl, née à Berne en 1970, vit aujourd'hui en Italie. Elle a étudié le chant jazz et classique au Conservatoire royal de la Haye ; elle a notamment travaillé avec la grande chanteuse Jeanne Lee qui expérimentait des techniques vocales de free jazz, mais était également ancrée dans la tradition des standards, la musique africaine et le blues.
Susanne étudie aussi assidûment la musique d'Inde du Nord, à Bombay, avec le maître de chant Prabha
Atre.
Susanne Abbuehl s'est produite partout dans le monde. Après l'accueil chaleureux reçu pour son précédent album « April », elle a entre autre reçu un Edison Award dans la catégorie album de l'année. Elle enseigne dans les départements de musique de Bâle et de Luzerne et donne également des masters class en France, Italie, Angleterre et Hollande…
Sur bien des plans, « Compass », le nouvel album de Susanne
Abbuehl, est un voyage.
À travers texte et musique d'abord – chaque texte, avec son réseau d'images évoquant la saveur vivifiante de l'air marin et les couleurs des fleurs des champs, étant pensé et conçu comme musique pure… Mais aussi un voyage musical traversant d'un pôle à l'autre l'ensemble du continent jazz
– de Chick Corea à Sun Ra – en s'aventurant par moments, à la suite de Luciano Berio, dans l'univers enchanté des chansons folkloriques ; empruntant la prose éminemment poétique de James Joyce ou les vers du poète américain William Carlos Williams, père de la modernité, et du Chinois Feng Meng-Lung contemporain de la dynastie Ming. Un voyage en somme dans un univers musical singulier, tout en subtiles correspondances empruntant autant à l'improvisation qu'à la musique de chambre. Lien essentiel entre tous ces éléments épars : la voix fraîche, sans effet ostentatoire et étrangement envoûtante
d'Abbuehl. Une voix « intérieure » sondant au plus intime
– un peu comme si elle chantait, parlait, susurrait directement au creux de l'oreille de l'auditeur. Une voix qui chante comme si elle pensait tout haut…
Avec « April », son premier disque paru sur ECM en 2001, la jeune chanteuse (moitié suisse, moitié néerlandaise) gagna beaucoup d'amis
– ainsi que l'Edison Music Award. C'était un album plein d'enthousiasmes, un séduisant pot-pourri allant de Carla Bley à la musique indienne en passant par E.E. Cummings… « Compass », enregistré également à Oslo sous la direction du producteur Manfred
Eicher, s'il embrasse une nouvelle fois une large variété d'idiomes et d'idées, semble cependant plus cohérent esthétiquement. On n'y trouve pas de raga cette fois, même s'il apparaît indéniable que la façon qu'a Abbuehl de disposer les sons
– chaque note est à sa place et il semble que la chanteuse dispose d'un temps infini pour en explorer chaque détail
– ainsi que cette atmosphère lancinante si particulière dont elle aime envelopper ses compositions, viennent directement de sa passion toujours vivace pour la musique indienne. Le groupe qui l'accompagne lui aussi a évolué vers plus de cohérence et d'intégrité
– le grain de la voix de Susanne et celui de la clarinette de Christof May n'ayant jamais semblés si proches qu'ici, telles deux respirations s'enlaçant dans un espace feutré… Autre élément central dans l'économie générale de la formation : le piano élégant et économe de Wolfert
Brederode. Quant au nouveau batteur, Lucas Niggli, dessinant un arrière-plan fascinant tout en improvisations libres, il donne forme et souligne en gestes fluides la moindre intention, le moindre sous-entendu.
« Bathyal », texte et musique de la chanteuse, est le titre qui ouvre le disque
– le piano de Brederode submergeant en vagues déchiquetées la batterie bruitiste de Niggli. Susanne résume ainsi le mouvement général de la pièce : « Un rêve dansant sur la mer, s'opposant à la résistance des flots. »
C'est dans l'extraordinaire cycle des « Folk Songs » composé par Luciano Berio que Susanne Abbuehl a entendu pour la première fois « Black is the
Color… » du chanteur John Jabob Niles originaire du Kentucky ainsi que la chanson traditionnelle française « La Fiolaire ». Proposant de nouveaux arrangements, Susanne met l'accent dans son interprétation sur le caractère oral, proche de la parole, de ces compositions populaires et réduit l'instrumentation à une simple confrontation voix/clarinettes
– le maître français des clarinettes, Michel Portal, rejoignant pour l'occasion Abbuehl et Christof May. Au fil des années « Black is the color » a connu de nombreux interprètes, de Cathy Berberian à Patty Waters en passant par Nina Simone ou Robin Williamson
– on en trouve également une très belle version instrumentale sur un album ECM de 1984 de Marc Johnson avec Bill Frisell et John
Scofield. L'arrangement d'Abbuehl est un modèle de discrétion et de réserve : le morceau n'en est que plus fort d'un point de vue expressif. « La Fiolaire », chanson originaire d'Auvergne, raconte l'histoire d'une bonne qui, arrimée à son métier à tisser, est amenée à expliquer comment elle en est venue à donner deux baisers à un berger alors qu'il n'en réclamait qu'un seul. « J'adore la façon dont les syllabes sonnent dans cette langue, et puis la mélodie très particulière, qui combine des modes différents, est vraiment merveilleuse. C'est le mode dorien avec ses lignes ascendantes qui lance la mélodie, et établit un climat d'ouverture particulièrement propice au chant ; puis plus tard on passe en mineur à un mode éolien… »
Le seul standard de jazz de l'album, interprété sur un tempo exceptionnellement lent d'une beauté vénéneuse, est « Where Flamingos Flys », traduisant de façon extrêmement imagée la solitude du front de mer, le cri déchirant des mouettes, le navire sur le départ : « Regardez ce bateau emporter mon amour / Là où les flamants roses s'envolent. » Abbuehl a découvert cette chanson dans l'album de Ran Blake et Jeanne Lee « The Newest Sound Around » paru en 1962, et a été également très impressionnée par la version qu'en a donnée Gil Evans sur l'album « Out of the Cool »… Susanne qui a eu le grand privilège d'étudier avec Jeanne Lee, continue de considérer la regrettée grande chanteuse de jazz comme un de ses principaux mentors.
« Sea ! Sea ! » est un arrangement libre d'échantillons de proses puisés dans l'extraordinaire flux sonore que constitue « Finnegan's Wake », ce vaste texte épique qu'Anthony Burgess décrivit un jour comme « plus proche d'une
œuvre de la nature que quoi que ce soit d'autre, imaginé par un artiste jusqu'à ce jour.» Comme de nombreux lecteurs avant elle, Abbuehl a tracé sa route singulière et zigzagante dans la matière de ce texte, fasciné par sa puissance sonore et ne saisissant le sens que par intermittence. (C'est un rêve après tout !). Ce morceau, qu'elle interprète comme un rapper littéraire,
swinguant et tanguant à travers les rythmes syllabiques et les chaînes d'allitérations, est sans doute l'un des plus fascinants de cette sélection.
On trouve trois autres pièces de James Joyce dans le disque : « The Twilight Turns from Amethyst », « Bright Cap and Steamers » et « In the Dark Pine-Wood », toutes tirées du recueil intitulé « Musique de chambre » composé en 1907, et aussi simples et limpides que « Wake » peut être opaque. Composées sur le modèle de la poésie élisabéthaine, ces petits pièces amoureuses légères et lyriques, sont faites pour être mises en musique, et de fait l'ont été de nombreuses fois au cours du siècle dernier… Mais Abbuehl et son orchestre leur ont donné ici des formes très novatrices. « The
Twilight… » devient ainsi une ballade de jazz tellement convaincante avec ses images de jeune fille mélancolique courbant la tête sur les touches jaunies du piano, qu'elle pourrait très bien sous cette forme s'imposer comme un nouveau standard. Manifestement, à écouter ce qu'en fait Abbuelh
ici, ce texte semble avoir été écrit pour devenir un jour une chanson de jazz.
Aux touches jaunes ivoire du piano viennent se substituer ensuite les fleurs jaunes du poème « Primrose » de William Carlos Williams. « Jaune, jaune, jaune ! Ce n'est pas une couleur ! C'est l'été ! » Williams, l'un des tout premiers poètes à entrevoir des correspondances entre poésie et peinture moderne, évoque le poème comme « un champ d'action ». Parmi toutes ses activités relevant de l'improvisation, Abbuehl aime à créer des structures sur le modèle très libre que Williams a légué
–appréciant également chez le poète son plaisir face aux petites choses qui à la fois donnent forme et enrichissent le monde : « Des touffes d'herbe pourpre tachent / la verte prairie et embuent le ciel ».
Il y a quelque chose de lumineux dans les observations de William qui le rapproche de la poésie orientale. Il fut de fait inspiré par cette tradition à travers son amitié avec Ezra pound, que T.S. Eliot appelait ironiquement « l'inventeur de la poésie chinoise pour notre époque.» Quand Pound éditait à Londres sa « Little Review », il publia des textes de Williams mais aussi de Joyce ainsi que des poètes chinois traduits par Arthur
Waley, un étudiant basé à Bloomsbury qui allait bientôt
faire partie intégrante du nouveau mouvement littéraire. Les traductions de Waley parviennent souvent à atteindre un caractère informel tout en relâchement qui participe pleinement de cette modernité. Ainsi,
par exemple, sa version de « Don't Set sail » de Feng-Meng Lung (1574-1645) :
«Don't set sail/the wind is rising/and the weather none too
good/far better come back to my house/If there is anything you want just tell me/if you're cold, my body is warm…» Susanne a découvert ce poème à Londres, quand elle suivait des cours à la School of
Sound. Le metteur en scène Piers Plowright vint y présenter un extrait de son documentaire réalisé pour la BBC, consacré à Alison
Waley, la veuve du traducteur, au cours duquel elle lit précisément ce poème. Abbuehl a métamorphosé le texte en une émouvante ballade nocturne, interprétée tout en délicatesse, en duo avec Wolfer
Brederode.
Accompagnant sa musique d'un discours singulier, tout à la fois mystique et scientifique, Sun Ra, grande figure atypique de l'histoire du jazz moderne, a enregistré à de nombreuses reprises « A Call For All Demons », présentant cette composition (selon son manager Alton Abraham) comme « un avertissement destiné aux générations futures ». Les paroles de Susanne
Abbuelh, moins apocalyptiques et non dénuées d'humour, évoquent l'éternel combat au sein de chaque individu entre l' « ange » et le « démon ». Dans le but de convoquer les démons, la clarinette basse s'engage dans une danse sardonique assagie par les harmonies du piano et les friselis métalliques des percussions. « J'adore les compositions de Sun Ra » avoue Susanne,
– « C'est une écriture très asymétrique mais jamais illogique. Chez lui, même les options les plus radicales sonnent avec un grand naturel
– c'est sans doute ce que j'apprécie le plus chez lui. »
Abbuehl a également composé des propos originaux sur le thème de Chick Corea « Children Song n°1 », à la grande satisfaction du pianiste. Le caractère enjoué de la mélodie, avec ses sauts d'intervalle évoquant des pierres ricochant à la surface d'une mare, a tout de suite trouvé un écho dans la poésie optimiste de Susanne. La première des « Children Song » date de 1971 et a été publiée pour la première fois sur l'album ECM « Crystal Silence » dans une version en duo présentant Chick en compagnie de Gary Burton. Plus tard, encouragé par Manfred
Eicher, Corea composa tout un cycle de ces pièces et les enregistra pour ECM en 1983. Il y a là tout un répertoire qui mérite qu'on y revienne, selon
Abbuelh, et qui n'est pas si éloigné, dans son extrême simplicité, à la fois désarmante et presque décevante, du cycle « Mikrokosmos » de Bartok ou de « Jatekok » de Kurtag (dans les deux cas des œuvres consacrées à l'enfance, sans la moindre condescendance).
© Copyright Le New Morning, 2006.
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septembre 2006.
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ABIGOBA
Groupe
ABIGOBA ou la fusion «
jazz on groove » à l’état pur est un groupe de jazz lyonnais
atypique ; aux influences éclectiques, le Sextet ABIGOBA, ose mélanger
allègrement acid-jazz, funk, rock, électro à un jazz authentique
pour nous offrir une musique « jubilatoire » et toujours mieux
renforcer le caractère singulier et original de leur musique. ABIGOBA
nous montre avec son quatrième album « URBAN JAZZ PRESSURE COOKER »
que musicalité, modernité et authenticité ne sont pas incompatibles
et nous dévoile une musique aux arrangements résolument innovants.
© Copyright Le New Morning, 2007.
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novembre 2007.
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Paul Abirached
Guitare
Né en 1977 à Paris, Paul ABIRACHED débute la guitare à l'âge de
quinze ans. Après avoir obtenu une licence de lettres en 1998, il décide
de se consacrer entièrement à la musique. Il entre alors au
Conservatoire Nadia et Lili Boulanger du IXème arrondissement de
Paris où il suit les cours d'ensemble du vibraphoniste Philippe MACE,
étudie l'harmonie avec le pianiste Bernard MAURY, et l'arrangement
avec le saxophoniste Pierre BERTRAND. Il travaille la guitare auprès
de Marco CAMPO-ARRIS et Misja FITZGERALD-MICHEL.
En 2001, il obtient un DEUG de musicologie à l'université de
Saint-Denis, où il participe au workshop du contrebassiste Yves
TORCHINSKY et assiste à plusieurs master-class dans le cadre du
festival Banlieues Bleues avec Joe BOWIE, Abbey LINCOLN, Roy HAYNES,
François CORNELOUP. Depuis 2003, il enseigne la guitare au sein de
l'Institut de Culture Musicale. Il se produit en concert aux Sept Lézards,
au Petit Opportun, au Studio des Islettes, au Franc-Pinot, au théâtre
du Lucernaire, au théâtre du Plessis-Robinson, à l'Européen... et
travaille dans ses formations avec entre autres Misja
Fitzgerald-Michel, Rémi Jeannin, Maki Nakano, Claudio Pallaro, Michel
Rosciglione, Thierry Tardieu, Nicolas Vidal...
© Copyright Le 7 Lézards, 2007.
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juillet 2007.
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Rabih Abou-Khalil
Oud
R A B I H A B O U – K H
A L I L
So n g s f o r S a d W o m e n (Chansons pour les femmes tristes)
CD & Tournée 2007 avec GEVORG DABAGHYAN - Duduk
Le nouveau CD Songs for sad Women (Chansons pour les femmes tristes)
signé par le joueur de oud virtuose et compositeur libanais Rabih
Abou-Khalil est sorti au printemps 2007.
Tandis que ses albums Cactus of Knowledge et Morton’s Foot et ses
performances sur scène, accompagné de l’Ensemble Modern et le BBC
Concert Orchestra, mettaient en avant des compositions intenses, presque
effrénées parfois, son travail avec le pianiste Joachim Kühn
s’inspirait de l’improvisation jazz. La collaboration avec Kühn –
une expérience plutôt improbable et risquée selon les amateurs de la
musique d’Abou-Khalil – fut un grand succès, à la fois sur scène
et sur le CD Journey to the Centre an Egg.
Le dernier CD Songs for sad Women marque à nouveau un tournant dans la
carrière d’Abou-Khalil – une virée vers le mélancolique sans
renoncer aux traits caractéristiques de sa musique.
Une nouvelle approche rendue en grande partie possible grâce au maître
musicien arménien Gevorg Dabarghyan et son jeu porteur d’ambiance élégiaque.
Le duduk, le hautbois traditionnel de l’Arménie et comparable au
shenai indien, produit le son le plus mélancolique qu’on puisse
imaginer. Dabaghyan enseigne le duduk au conservatoire d’Erivan. Il
doit sa renommée internationale à son travail avec le Silk Road
Project du violoncelliste Yo-Yo Ma avec lequel il a beaucoup tourné.
Les deux autres membres du quartet d’Abou-Khalil sont des compagnons
de longue date – le formidable joueur de tuba français Michel Godard
au serpent, un instrument ancien, un genre de cor en forme de serpent
avec un son très grave et mélodieux ; et le maître percussionniste américain
Jarrod Cagwin à la batterie, un musicien hors pair et un atout pour ce
projet comme pour tant d’autres avec Abou-Khalil.
Les mélodies du disque créent une ambiance chaleureuse et paisible,
une énergie presque féminine. Le son produit par ces vieux instruments
traditionnels est lancinant, comme un parfum autrefois familier qui réveille
des mémoires d’antan et les ressuscite. La musique pénètre au plus
profond de l’âme, apaisante et réconciliant.
Songs for sad Women de Rabih Abou-Khalil est imprégné d’un sentiment
de tristesse, de perte et d’un avenir raté. Une œuvre qui devrait
vraisemblablement percer encore plus profondément que jamais les cœurs
de ceux qui l’écouteront– un hommage aux femmes et aux mères
libanaises si terriblement affectées par la guerre au Liban en 2006.
© Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion,
novembre 2007.
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Acauã
Auteur-compositeur
Né
à Salvador de Bahia, terre de magie, de
rythme et de poésie, Acauã, jeune auteur
compositeur, vient de sortir son
troisième album « Pelas
Esquinas ». Poète tout en douceur, au
charisme indéniable, Acauã nous offre un
répertoire influencé par ses maîtres (T.
Jobim, S. Wonder, Djavan, C. Veloso, G.
Gil…), aux teintes jazz, samba, baião.
Après avoir dernièrement joué avec Bonga,
Acauã viendra présenter son nouvel
opus pour le festival
Paris-Brasil…
Élevé
par ses parents avec ses six frères et
sœurs dans un quartier de la périphérie de
la ville, stimulé depuis son plus jeune
âge par la musicalité ambiante des rues de
Salvador de Bahia, Acauã apprit à
jouer de la guitare en
autodidacte, en faisant ainsi sa
partenaire indissociable. C'est en jouant
et chantant la nuit dans les bars de Bahia
qu'il a gagné ses lettres de noblesse en
tant que musicien
professionnel.
Son goût
pour la composition s’est affiné en
écoutant les maîtres tels que Tom Jobim,
Stevie Wonder, Djavan, Caetano Veloso et
Gilberto Gil. En 1992, ressentant le
besoin de développer ses projets, Acauã
arrive à Rio de Janeiro et parvient très
rapidement à vivre de sa musique en se
produisant dans cette ville.
En 1994 il
signe un contrat avec Koalla Records pour le
lancement de son premier album,
«
Marfim »
(Ivoire). Le répertoire de cet album
réunit toutes ses influences : entre autres, jazz, samba, baião. Un
véritable travail d'auteur aux arrangements
doux et à la poésie inspiratrice, comme en
témoigne la chanson « Amor de
Marfim » (Amour en ivoire), dont on
pourrait traduire rapidement le refrain ainsi
: « J'ai besoin de ma raison, même quand
l'émotion s'insinue aussi fort entre les
pierres dont je suis fait, un amour en
ivoire ». Avec ce premier opus, l'artiste
entre sur le marché du disque.
En 2002,
sur la recommandation du compositeur à
succès Altair Veloso,
Acauã célèbre sa reconnaissance en tant
que compositeur en signant un contrat
d'exclusivité avec Warner
Chappel, commençant alors à
composer le répertoire de son second album,
«
Figura ».
Acauã fait appel à Arthur
Maya (bassiste et producteur
musical) pour le produire. Attentif à ne
pas être répétitif, il recherche à
l'intérieur de son propre style un son
plus dansant. Autre grand allié du
musicien dans ce projet : le
guitariste et producteur
Robertinho de Recife. Et
c'est lui qui signe la direction
artistique de l’album
« Figura », qui est lancé par sa
maison de disque et distribué par Sony Music.
Le
musicien trouve alors sa place non
seulement au Brésil mais aussi en
Europe, en particulier en France
et en Allemagne. Le musicien parvient à
imposer son chant, sa poésie, sa musique,
avec beaucoup de personnalité. Le public,
complètement sous le charme, l'accompagne
avec enthousiasme lors des concerts. Il
partage en outre la scène avec des
artistes prestigieux comme Chico
Cesar, avec lequel il a chanté
lors du Festival d'Offenburg en 2004, ou
encore Bonga, lors du
festival de Samba 2005 en
Allemagne. C'est dans ce contexte
d'ouverture internationale que le musicien
s'apprête à lancer son troisième
album intitulé de façon poétique
« Pelas
Esquinas ». Le cd
comprend dix morceaux, où la composition
apparaît immédiatement comme l'élément
essentiel d'un travail très
élaboré…
Site : http://www.acaua.com
© Copyright Muriel BURNOD, association World Music, 2006.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion, juillet 2006.
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AFRICANDO
Miguel GOMEZ (perc)
Edivandro BORGES (tb)
Pedro GNONNAS (voc)
Sekouba DIABATE (voc)
Miguel RIOS MORALES (bongos, campanas, tambores, bata)
Mamadou TRAORE (voc)
VINH LE (p)
Guillermo FELLOVE (tp)
Jean-Pierre ISMAEL (timbals)
Alain DESHAYS (b)
En 92, le producteur sénégalais Ibrahim Sylla crée Africando avec Pape Seck, Medoune Diallo de l'Orchestre Baobab et Nicholas Menheim. Les 3 chanteurs sont accompagnés, aux cuivres et aux percussions, par des musiciens new-yorkais de salsa. Africando interprète en wolof, mandingue et peul des reprises de classiques de la salsa. Le groupe continue sans Pape Seck, mort en 95 d'un cancer, et s'impose dans les clubs et les radios africaines et européennes. Leur 5° album Betece réunit Medoune Diallo, membre fondateur du groupe, et des invités célèbres comme Gnonnas Pedro, Salif Keita et Thione
Seck.
Africando All Stars "Betece"
Depuis quelques années, la Salsa connaît un développement considérable auprès des musiciens africains. Cela n'est en fait qu'un juste retour des choses : on oublie trop souvent que cette musique, si elle s'est développée et a trouvé ses marques de noblesse à Cuba, s'inspire en réalité de rythmes ancestraux provenus du continent noir. La formation responsable de ce retour fracassant de la Salsa sur sa terre maternelle n'est autre qu'Africando. En quatre albums et un peu moins d'une décennie, ce collectif a révolutionné la musique africaine et offert un véritable bain de jouvence aux traditions vieillissantes de la Salsa cubaine. La musique dite " Afro-cubaine " était née.
Les premiers instants de la musique cubaine ont été vécus au Sénégal vers les années 50. Mais en ce temps là, la musique sénégalaise en tant que telle, le "mbalakh", n’existait pas encore. La musique cubaine rythmait en ce moment-là les matinées dansantes. Ce qui n’était rien d’autre que le Son, une des facettes de cette musique qui nous venait de la Grande île, sur des disques 78 tours et qui faisait danser nos parents au même titre que le Mérengué, le Cha-cha-cha, la Pachanga, la Rumba, etc. Il y avait aussi la musique antillaise qui n’était pas le Zouk et un embryon de musique cap-verdienne avec les tout premiers Coladéras. C’est toutes ces formes musicales qui ont évolué pour donner naissance à la Salsa.
© Copyright Le New Morning, 2006.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion, octobre 2006.
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AGADEZ
Chant
Kabyle né en Algérie et voyageur
insatiable, Annis Kerais pose ses valises à Angers en 2001 après
avoir sillonné l’Europe. Deux très belles rencontres musicales plus
tard – les groupes Lo’Jo et Tinariwen – il décide de se
consacrer à un rêve qui le hante depuis de nombreuses années : la
musique. Il prend alors le nom d’Agadez pour la scène et entreprend
d’aiguiser sa sensibilité artistique. Au fil du temps, chacun de ses
concerts lui permet de peaufiner son style, qui remporte l’adhésion
du public.
Fin 2005, Agadez décide de
s’installer à Paris. Il y teste différentes formules jusqu’à sa
rencontre avec Abdoulaye Traoré, guitariste burkinabé. Ce dernier
sera le partenaire idéal pour mettre en valeur l’idée essentielle
d’Agadez : réunir les Afriques Blanche et Noire par la musique. Si
Agadez joue à la manière "berbère", Abdoulaye est un
guitariste dans le style "mandingue". Cette alliance mélodique,
qualifiée de "blues du désert", est renforcée par la voix
légèrement rocailleuse d'Agadez, deux merveilleuses choristes et un
talentueux duo rythmique.
Chaouis, Schleuh, Kabyles,
Touaregs... Tous ces peuples appartiennent aux Imazhigen, l’ethnie
berbère. Agadez rend hommage à cette grande famille en chantant dans
sa propre langue, le Tamazight. Il puise son inspiration dans le
silence sans chercher d’autres influences que la culture afro-berbère,
jouant avec les traditions selon son bon plaisir. Il respecte en cela
ses origine, Imazighen signifiant "Homme libre" en Tamazight.
Portées par la générosité de ce
berbère au cœur d’or, les chansons d'Agadez forment de
merveilleuses oasis de sérénité. Simples, belles et chaleureuses,
elles respirent le savoir-vivre des peuples de l’Afrique.
© Copyright Le Satellit Café, 2007.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion, avril 2007.
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Mina Agossi
Voix
Mina AGOSSI «WHO WANTS
LOVE ? » CD CANDID/harmonia mundi - www.mina-agossi.com
Sortie le 29 mars 2007
“Success in the performing world has always demanded extraordinary
talent or bring different. Mina Agossi is certainly different in this
world of excessive sameness. She travels to different levels that I
find most refreshing and fascinating.” Ahmad Jamal
LA BOXEUSE DU JAZZ VOCAL !
Tout le monde le sait, c'est sur scène que les chanteuses de jazz
donnent le meilleur d'elles-mêmes. Ce constat irréfutable se vérifie
une fois de plus avec ce disque brûlant de Mina Agossi, qui a été
enregistré tout récemment au Jazz Standard de New York, et qui s'avère
un témoignage irréprochable d'une musique accrocheuse et incisive.
À mi-chemin entre la classe et le verbe protestataire d'une Abbey
Lincoln et les dérapages contrôlés d'une Natalia M King, Mina Agossi
accompagnée de son trio défie les styles et sculpte un groove brûlant.
Née en 1972 d'une mère
française et d'un père béninois, Mina Agossi est réellement une
chanteuse pas comme les autres, et elle jette du piment dans l'univers
d'un jazz vocal féminin qui est trop souvent aseptisé.
"Qui veut de l'amour ?", demande la chanteuse dans ce dernier
album sauvage et lumineux… La réponse se trouve quelque part au fil
de cette dizaine de titres, qui vont de Jimi Hendrix à Cole Porter en
passant par Gershwin et des compositions originales comme "Aloe"
ou "You came back". Et puis, il est intéressant de réaliser
que la musique de Mina Agossi porte en elle le ferment de toutes les
musiques noires : l'esprit du blues, le tempo de la soul, la transe du
funk, l'improvisation du jazz, le tout étant canalisé par sa voix
unique...
Si des albums comme
"Alkemi", "Zaboum !" et "Well You Needn't"
ont déjà marqué les mélomanes, nul doute que "Who Wants Love
?" va achever de projeter dans la lumière cette vocaliste oh
combien excitante.
BIOGRAPHIE
Mina Agossi est née en France en 1972. Elle étudie le théâtre et
vit dans différents pays comme le Niger, le Maroc, la Côte d’Ivoire,
l'Espagne, puis en France où elle retourne en 1992. Elle débute sa
carrière de musicienne professionnelle en chantant du blues.
En 1993, elle s’installe en Bretagne, et rejoint un groupe qui joue
du "new orleans". Elle commence à tourner en France et en
Irlande. Petit à petit son intérêt pour le jazz moderne prend forme.
En 1995 elle rencontre le contrebassiste Vincent Guérin. Elle publie
en 1997 son premier album « Voice and Bass », où l'on trouve déjà
les ingrédients de son style actuel, avec notamment ce mélange de
compositions personnelles et d'interprétations choisies de standards.
Parmi les plus beaux
souvenirs, Mina Agossi cite deux « master class » : la première à
Boston avec Sheila Jordan, la seconde en France avec Jeanne Lee. Ces
rencontres lui permettent de mûrir en tant que chanteuse et de forger
sa personnalité musicale.
En s’installant à Paris en 1999, elle rencontre le batteur Philippe
Combelle, et anime pendant un an des jam-sessions au Caveau des
Oubliettes. C'est l'année suivante que sort l'album « Alkemi »
distingué de multiples récompenses par la critique. Puis, elle monte
son premier trio avec Alexandre Hièle à la contrebasse et Bertrand
Perrin à la batterie. Le groupe tourne en Europe, aux États-Unis,
dans le monde entier. "E-Z pass to Brooklyn", enregistré
live à New York, en offre une trace savoureuse, et posera les bases de
la "'Mina's touch", avec ce côté abrupt émaillé
d'improvisations, où flottent le fantôme de Jimi Hendrix et des
relectures insolites de vieux standards américains.
Sans oublier ses
fondamentaux blues et jazz, la chanteuse se frotte au hip hop, à la
"world music", au rock... « Mina Agossi est sur la voie
des Grandes ! », dit d'elle Archie Shepp pendant cette période très
riche où elle multiplie les expériences, jouant avec le Polonais Adam
Pieronscyk, le groupe français Mukta, la formation russe d’Alexeï
Aigui « 4’33'', Aldo Romano, et bien d'autres encore.
En 2004, Mina Agossi
sort « Caroussel » qui charme une fois de plus la critique, puis se
fait remarquer à l’Opéra de Lyon pour une création d'après « La
Belle et La Bête ». L'Anglais Alan Bates, le directeur de Candid
Records, la remarque et décide de signer un contrat avec elle pour
plusieurs disques. Après l'anthologie « Zaboum » et « Well You
Needn't » , qui sera réalisé avec un groupe remanié où l'on trouve
le batteur Ichiro Onoe, "Who Wants Love ?" est une nouvelle
étape de la carrière de cette vocaliste atypique et attachante.
© Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion, mai 2007.
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Monty Alexander
Piano
Pianiste jamaïcain né à Kingston, Monty Alexander possède un des touchers pianistiques les plus particuliers du monde du jazz. La critique le considère comme
" un superbe professionnel qui utilise le vocabulaire du piano-jazz avec beaucoup d'intelligence, d'inspiration, de vitalité et d'éloquence
". La description est on ne peut plus parfaite. Écouter Monty Alexander est une expérience riche, pleine de spontanéité, de
vigueur ; c'est un hymne à la vie et à la musique. Cet artiste génial, ce musicien aux multiples facettes peut tout
faire : du lyrique, des ballades, du be bop, du stride, des calypsos, les swing les plus difficiles qu'il ait été donné d'entendre, les chorus de Nat King Cole, du jazz latin et des Caraïbes, du folk, des hymnes religieux... tant de parfums et de couleurs dispensés avec joie, émotion, intelligence, sensibilité, dévotion et humour, tradition et aventure.
Souvent comparé à Oscar Peterson, Nat Cole, Ahmad Jamal et tant d'autres, il développe en réalité un style qui lui est propre, une vigoureuse joie de vivre qui colore toute son œuvre. Son jeu se ressent autant qu'il s'entend... En effet, quand on assiste à ses spectacles, on constate le plaisir qu'il a à jouer et la façon dont il captive l'attention du public est caractéristique de sa fraîcheur intérieure.
" C'est facile de s'amuser " dit-il avec son accent jamaïcain.
" Le jazz permet aux choses d'exister. Quand je joue, quelque chose me submerge de l'intérieur... c'est comme une sorte de célébration... presque une expérience religieuse. Le jazz est une musique spirituelle, la plus belle et la plus pure qui
soit."
C'est à l'âge de 17 ans que Monty Alexander rejoint Miami et fait ses débuts aux
États-Unis. Il joue et enregistre avec les plus grands : Ray Brown, Milt Jackson, Dizzy Gillespie, Clark Terry, Sonny Rollins... mais grave également 50 disques dont il est le principal interprète
; invité à enregistrer avec Quincy Jones, il travaille également sur des musiques de films, notamment avec Clint Eastwood pour "Bird", magnifique film sur la vie de Charlie Parker, et assiste Natalie Cole sur le disque qui rend hommage à son père, "Unforgettable", disque qui reçoit sept Grammy awards.
© Copyright Le New Morning, 2006.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion, octobre 2006.
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Irshad Ali
Chant
En entendant le maître, il a immédiatement
su que sa vie serait consacrée à cet art de la tradition soufie
indo-pakistanaise. Entouré de ses frères et cousins, habité par son
propos, il distille une puissance et une douceur auxquelles la vérité
de son chant donne encore plus de force.
Irshad Ali a déjà chanté dans de
nombreux festivals en France, Belgique, Allemagne, Suisse et Angleterre
(notamment le Womad Festival de Reading).
Le Qawwalî est un
genre musical populaire de l’Inde et du Pakistan qui exprime une dévotion
islamique soufi. Il trouve son origine dans l'Inde du XIVe siècle. Les
chansons de Qawwalî se classent en deux groupes : les hamd ou
manqabat qui sont des chants dévotionnels dédiés à Allah et les
ghazal qui sont des chants profanes qui célèbrent le vin ou l'amour.
Il est joué dans les régions indopakistanaise depuis des siècles et
transmis de génération en génération dans des familles de
chanteurs.
© Copyright Le Satellit Café, 2007.
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septembre 2007.
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Philippe Allain-Dupré
Flûtes
Né
à Brest, le premier intérêt de Philippe
Allain-Dupré fut pour la musique celtique,
découverte grâce aux Bagadou où se mêlaient la bombarde bretonne et
la cornemuse écossaise. Il a effectué de profondes recherches
organologiques et musicologiques sur la
flûte traversière à la Renaissance
et a contribué à explorer le répertoire destiné à cet instrument.
Il a fondé le quintette "les flûtes d'alleman" pour le
promouvoir et lui a consacré un livre : " les flûtes de Claude
Rafi, "fleustier" lyonnais au XVIème siècle ", récemment
publié chez FUZEAU. Il est également l'auteur de nombreuses autres publications. Philippe
est l'arrière-arrière-arrière petit-fils de Jean-Baptiste Allain-Dupré,
auteur en 1771 d'un opéra, Appollon
et Cyrène, récemment retrouvé, et de sonates
pour clavecin. Jean-Baptiste était maître de clavecin, organiste et maître
de Chapelle au chapitre de St Martin de Tours de 1761 à la Révolution.
© Copyright L'Archipel, 2008.
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février 200.
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Bernard Allison
Guitare,
Chant
DERNIER ALBUM : « CHILLS
& THRILLS SORTI EN NOVEMRE 2007
Bernard Allison est né à Chicago en 1965.
Si être le fils cadet de Luther Allison peut être difficile à porter,
il permet de bien débuter en tous les cas, ce qu’il fait dès son
plus jeune âge avec une première apparition sur disque, à l’âge de
13 ans, sur l’album "live" de son père. Peu après avoir
obtenu son baccalauréat (équivalent américain), il fait un
apprentissage de la guitare pendant trois ans auprès de Koko Taylor. Il
jouera aussi dans la dernière formation de Willie Dixon, mais aussi régulièrement
avec son père sur scène, comme lors du Chicago Blues Festival en 1983.
Lors de ses années d’apprentissage, Bernard est très intéressé par
les guitaristes texans, en particulier les parties de slide de Johnny
Winter et, à la fin des 80's, les pavés sonores d’un certain Stevie
Ray Vaughan.
Avec son bagage technique, Bernard part vivre de sa musique à Paris, en
1989, avec son père. Il l’accompagne ensuite sur plusieurs tournées
américaines et donne de sa guitare sur deux pistes du dernier album de
son père : « Reckless », avant que celui-ci ne décède brutalement
d’un cancer en 1997.
A l’opposé d’autres bluesmen, Bernard a préféré prendre un
chemin un peu différent. Plutôt que de faire fructifier son nom aux
States et de partir en tournée en Europe, il est resté en Europe,
revenant jouer au pays dans les 90's.
Malgré un talent pour déchaîner les foules comme son père, Bernard
n’en est pas le clone pour autant. Il a su se tracer sa propre voie, mélangeant
blues traditionnel et sons modernes tels que funk ou hip-hop. La tâche
n’est pas des plus simples. Prolonger l’héritage paternel et du
blues en général sans faire de la copie pure, tel est le sacerdoce du
jeune bluesman.
Bernard Allison totes the same smokin’ six string shooter that his
late father Luther Allison assaulted the blues with. And he is blessed
with his father’s soulful voice, spiritual devotion, and a musical
freedom which experiments with the blues.
Born in Chicago on November 26th, 1965, the youngest of nine children
Bernard was first introduced to the roots of black music and the art of
the electric guitar by his father, the late great Luther Allison. Like
Ken Griffey Jr. hanging out in baseball locker rooms as a youth,
Luther’s son was the kid running on-stage throughout the band’s set.
Experiences like that profoundly effect one’s aspirations. “That’s
when I decided I wanted to be up there like him. I think I was seven.”
“I didn’t start to play ‘til I was maybe 10 years of age”
Bernard recalled “I picked up the guitar and listened to his
records.” While Luther was absent, his record collection played a
major role in shaping the son’s direction. Bernard listened to his
dad’s influences like Magic Sam, Otis Rush, T-Bone Walker, Lightnin’
Hopkins, and B.B. King. He also got into the next generation that
followed, people like Stevie Ray Vaughan, Johnny Winter, and Jimi
Hendrix.
Bernard made his first appearance on record at age 13, when he played on
a live LP his father recorded in Peoria, IL. “When we moved to Peoria,
Dad came home preparing to do his live album in Peoria, I hooked up the
amplifier and guitar in the basement and started playing his first
record, Love Me Mama, note for note. He freaked out and said tonight
you’re gonna record with me. That was my first recording. I played
“You Don’t Love Me Know More” and “Sweet Home Chicago.”
Luther brought Bernard my first guitar, a Fender Stratocaster, and told
him to first get an education. At 18, Bernard joined his father on-stage
at the 1983 Chicago Blues Festival. Then, one week he graduated from
high school, Bernard got a call from Koko Taylor asking to be her lead
guitar player. He joined Koko Taylor’s Blues Machine for three years.
“Koko and Pops Taylor taught mew the do’s and don’t’s of the
road. Bein’ really careful and watching people. They were like my mom
and pops. It was a great education, I was able to tour the world and see
different cultures.We backed Willie Dixon, Koko was the only group I
played in besides my father.”
The 1980’s became Bernard’s classroom
as both learner and teacher. Relationships in the 80’s with Johnny
Winter and Stevie Ray Vaughan expanded Bernard’s guitar foundation.
For a year and a half, Bernard lived and played in London, Ontario. Then,
in 1989, Bernard flew to Europe to record with his father, was asked to
lead the band, and, like his father, adopted permanent residence in
Europe. A recording of the furious collaboration between Luther and
Bernard at the 1989 Chicago Blues Festival can be heard on the Luther
Allison album Let’s Try It Again, on RUF Records. One year later,
Bernard released his first solo album in 1990 with the significant title
The Next Generation. Allison followed that in 1993 with Hang On, then
Funkifino, No Mercy. Bernard’s other titles during the 1990’s
included Born With The Blues, Keepin' The Blues Alive, and Times Are
Changing. In the new millennium, Bernard’s recordings include Across
The Water, Storms Of Life, Kentucky Fried Blues, the highly personal
Higher Power, and Energized, a live recording and DVD from a 2005 show.
One look at that DVD and it’s obvious that Bernard has inherited
Luther's knack for igniting audiences; but he's no clone of his famous
father. He is definitely blazing his own path with a style that reflects
a unique mix of traditional and modern influences. The Allison torch has
been passed, and it's clear that Bernard takes his role as its bearer
very seriously. He's assumed the challenge of keeping the blues alive
and growing - a commitment he renews every time he takes the stage.
“I’m gonna try my best to pick up where he left off, but I can’t
be Luther Allison, I can only be myself. In the beginning everyone
expects me to be exactly like him, but we are two different musicians.”
As a true “son of the blues,” Bernard possesses the requisite guitar
feel and vocal intonations necessary to push his blues into the next
century. He knows the energy level necessary to hold audiences and
combines a enough showmanship and spontaneity to push the performance in
fresh, innovative directions each night. “In order for anything to
expand, you have to take a risk,” says Bernard. “Blues is about
experimenting and getting your feelings across to someone else. And if
you want to keep it going, people are going to have to give it all a
chance because we’re losing all our creators. Because I’ve been
taking risks on every album I’ve recorded, this record is just a
logical progression from everything else I’ve done. Instead of playing
rippin’ 12 bar blues guitar over and over, there are bluesy songs,
soul, funk, R&B songs and a couple of rock things which shows the
overall musicianship of Bernard Allison.”
That musicianship is no clearer than on his current record, Chills And
Thrills. After 17 years of recording experience, Bernard has perfected
his sound. Instead of just using his guitar, Bernard has become mature
the artist who uses the full palate of musical colors in his band to
paint his stories. If there ever was a CD for all occasions, this is it.
It’s got the chill songs to curl up with on a rainy day, or the thrill
music you’ll blast when you’re driving late at night. By adding the
rhythm guitar of Bernard’s guitar soulmate Eric Gales, every song
explodes into a guitar player's head trip. The title cut opens the
record with Bernard’s trademark funk meets blues sound. that signature
sound permeates other tunes like “Compromising For Your Need,”
“Heart of St. Paul,” and “Groove With Me,” Bernard’s treatise
on the modernesque blues he’ll continue to play around the world. But
Bernard’s got so much more. On “So Devine” Bruce McCabe’s piano
and Jose James’ alto sax steals the show. On “Just Me And My Guitar,”
Bernard shows off the frantic slide techniques he learned in the
1980’s from Johnny Winter. For slow blues, Bernard and pianist Rusty
Hall turn in a first rate guitar and piano performance on “That’s
Why I’m Crying.” But any fan of Bernard Allison knows that every
show or record comes with one of his father’s songs. Here, Bernard
reprises Luther’s 1980’s tune “Serious,” played with Bernard’s
errie, Luther-like vocal attack. In addition, Bernard strips
“Serious” down to just piano and guitar in his after hours styled
closer. Amid all the daily pop culture pressures to be the next American
Idol why does Bernard stay rooted in the blues? “The blues is my roots.
Regardless of how far outside of the blues I reach for tones, I can’t
ever leave the blues. Whenever I play, all those guitar parts are Luther
Allison coming through me. My dad was the same way, he wasn’t all
blues. He loved Otis Redding or Chuck Berry. I’m just showing where my
influences come from. And respecting the people who got me to this
point.”
© Copyright Le New Morning, 2008.
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janvier 2008.
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Lincoln Almada
Harpe,
Percussions
Né
à San Lorenzo (Paraguay) en 1958, Lincoln Almada y a commencé ses études
de harpe à l’âge de dix ans. Il s’installe à Paris en 1979 et réside
à Amsterdam depuis 1986. Les études réalisées l’ont solidement
formé en tant que musicien. Cependant, Lincoln Almada considère que
c’est grâce à ses expériences concrètes « de terrain »
qu’il est devenu un professionnel de la musique. Grâce à un
travail et un engagement constants, il a acquis la vraie connaissance
de la harpe ainsi que la majeure partie de ses connaissances
musicales.
Il
fait partie, entre autres activités, du groupe Los Guaranís de
Francisco Marin de 1979 à 1986 et, depuis 1987, il joue avec le
groupe de Raúl Barboza, le « Roi du Chamamé ». Un long
travail avec Gabriel Aguilera, “Cuerdas Latinoamericanas”
(1988-1995), aboutit à l’enregistrement du CD « The source of
all waters » (La source de toutes les eaux).
© Copyright L'Archipel, 2008.
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janvier 2008.
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Sophie Alour
Sax
A 32 ans, « Uncaged »
marque pour Sophie Alour une étape décisive et audacieuse de son itinéraire.
Si elle apprend la clarinette dès l’âge de 13 ans dans une école
municipale de Quimper, ce n’est toutefois qu’à 19 ans qu’elle découvre
le saxophone, et décide de s’y consacrer. Quelques incursions dans
des écoles de jazz comme le CIM ou l’IACP sont des entorses à une
formation avant tout autodidacte.
Ces années d’apprentissage se concluent en 2000 par un passage à
l’acte ambitieux, puisqu’elle participe à création du désormais légendaire
Vintage Orchestra au sein duquel elle côtoiera entre autres Thomas Savy,
Fabien Mary, Jerry Edwards et Yoann Loustalot. L’année suivante,
Sophie Alour crée un sextet avec Stéphane Belmondo, et, toujours en
2001, joue aux côtés d’Olivier Zanot dans la formation Manita de
Jean-Daniel Botta, avant d’intégrer d’un même élan le big-band de
Christophe Dal Sasso et des frères Belmondo. Au sein de cette
formation, elle enregistrera l’album « Ouverture » et se produira à
Marciac, au Parc Floral, ainsi qu’une fois par mois au Sunset pendant
plusieurs années.
Une nouvelle étape est franchie quand Rhoda Scott l’engage pour
former en 2004 son quartet, au sein duquel elle va prochainement
enregistrer. Lorsqu’elle ouvre, aux côtés de l’ambassadrice de
l’orgue Hammond, le Festival de Vienne 2004 sur la grande scène,
Sophie Alour commence à s’affirmer comme l’une des plus voix les
plus prometteuses de sa génération. Elle remporte ainsi la même année
le Tremplin Jazz de Vannes, joue dans le big-band de Wynton Marsalis, et
participe au projet chanté d’Aldo Romano.
L’année 2004 se conclut par l’enregistrement avec le guitariste
Huggo Lippi d’une maquette qui, écoutée par le label Nocturne,
aboutit à la production de son premier album en leader, « Insulaire »,
publié en 2005. L’accueil enthousiaste que la critique lui réserve
en tant qu’instrumentiste ne doit pas faire oublier que 8 titres sur
10 sont des compositions originales, et qu’Insulaire marque aussi
l’avènement d’une brillante compositrice de thèmes inspirés et évocateurs.
Sophie Alour n’en continue pas moins son exploration de toutes les
facettes du jazz actuel, et on la retrouve aussi bien sur le disque d’Alexandre
Saada « Be where you are », que dans le Pepper Pils, le big-band électro
de Benjamin Roy avec lequel elle enregistre l’album « DJ Killer ».
Tandis que ses prestations en club se multiplient devant un public
toujours plus nombreux à la découvrir ou à la suivre de près, elle
invite un soir des musiciens à jouer à ses côtés : Laurent Coq
(piano), Karl Jannuska (batterie) et Yoni Zelnik (basse). Ce soir-là,
une rare alchimie se produit : une cohésion fusionnelle soude le groupe
auquel il ne manque plus qu’un ingrédient iconoclaste pour expliquer
la genèse d’Uncaged. Cet ingrédient, c’est le guitariste Sébastien
Martel qui va l’apporter de la scène rock. Autant d’incitations à
ne pas démêler ce qui, dans ce deuxième album relève encore de
l’improvisation plutôt que de l’écriture. De la déclaration de
guerre ou du récit de paix. Derrière le parfum sulfureux de dissidence
contre des formes trop explorées, on décèle dans Uncaged une Sophie
Alour aguerrie, tenant les promesses de son passé, et décuplant celles
de son avenir.
© Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion,
octobre 2007.
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ALTER QUINTET
Tango
Venus de France,
d'Argentine et du Venezuela, ces 5 musiciens nous proposent quelques
grands classiques du genre, des arrangements raffinés, des
improvisations et des compositions d’avant-garde.
Ces 5 musiciens se
sont réunis autour d’une volonté commune de créer un ensemble à
cordes qui jouera de la musique à laquelle on ne s’attend pas. Ils
ont ainsi créé un univers commun et réussissent à exprimer par les
cordes des rythmes étonnants des musiques traditionnelles sud-américaines,
le feeling du jazz, tout en mêlant la magie du quintet à cordes.
A l’écoute de
leur musique, on est tout de suite conquis par leur fraîcheur créative
et la musicalité indéniable de chacun des musiciens.
L’improvisation et
les influences sud-américaines sont la base de leur travail. Ils
proposent ainsi un répertoire de compositions originales aux
arrangements inattendus.
L’Alter Quintet
qui s’est notamment produit à la maison de l’Amérique Latine prépare
un album prévu pour octobre 2007. Après une résidence avec Raoul
Barboza fin 2007 en Charente, ils s’envoleront pour une tournée en
Argentine et au Brésil prévue début 2008.
DISCOGRAPHIE
La dérive du Quintet (sortie
octobre 2007)
© Copyright Le Satellit Café, 2007.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion,
octobre 2007.
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Alune
Basse,
Chant
Fils d’un chef d’orchestre symphonique, Alioune Wade –
dit Aloune – est né le 09 juin 1978 à Dakar. Après avoir commencé la musique dès son plus jeune âge
(autour de 6 ans), il jette son dévolu à 13 ans sur la basse, au grand désespoir de sa mère qui souhaitait le voir poursuivre
ses études. Elle a même essayé de couper les cordes de sa basse avec un couteau à pain, mais en vain. Grâce au soutien de son père,
il est allé au bout de sa passion, quitte à faire des kilomètres à pied pour trouver un professeur de basse, ou à découcher pour finir
ses exercices.
À 15 ans, il joue avec de petites formations de variétés qui se produisent dans les hôtels de Dakar, et commence ses premiers enregistrements de studio en compagnie d’amis (avec un cachet de 250 francs CFA - 0.38 euros- le titre !!!).
À 17 ans, son père le sollicite de temps en temps pour jouer dans son orchestre classique, en remplacement d’un bassiste absent. L’exercice est fort redoutable pour son âge, mais lui permet d’acquérir une aisance de la lecture musicale et de l’écoute des différents membres de l’orchestre. Tout cela sous la baguette de son père…
À la suite d’une audition, il est choisi à 18 ans pour être le bassiste de Ismael Lô, l’un des plus prestigieux musiciens du continent africain. Avec lui, il se produit sur beaucoup de scènes comme les Zénith de France et dans certains des plus grands festivals du monde tel que le Paleo Festival de Nyon en Suisse. Passionné de jazz et de chant, il se produit avec des groupes franco-sénégalais et sud-africains.
Ces rencontres ont
beaucoup contribué à son envie de fusionner les sons du continent
noir à ceux d’autres horizons. Il veut unir les peuples à sa manière,
en musique. Fort de ses expériences, c'est tout naturellement qu'Alune
se tourne vers une carrière solo.
En 2006, sort son
premier album intitulé Mbolo,
« union » en wolof, véritable florilège de ses influences
assumées où la world music côtoie sans complexe le jazz : un
vrai voyage à travers les rythmes et les continents. Alors, suivez ce
musicien talentueux et passionné, et partez avec lui découvrir de
nouveaux horizons.
DISCOGRAPHIE
MBOLO,
2006
SITE INTERNET
http://www.myspace.com/alunemusik
© Copyright Le Satellit Café, 2006-07.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion, octobre 2006.
mise à jour en 2007.
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Pancho Amat
Tres
Le Maître du Tres et
son groupe….
Pancho Amat, né dans la province de Habana en 1957, est sans aucun
doute l'un des plus grands musiciens de Cuba et le plus important joueur
de tres. Avec une grande connaissance de la tradition cubaine et de
solides études de musique classique, Pancho Amat à ammené le Tres
(guitare cubaine très particulière) à un niveau et une nouveauté
inégalés jusqu’à présent. Avec son groupe Cabildo del Son,
Pancho Amat est définitivement une référence dans le son cubain.
Grands musiciens et showmen, le groupe est transcendé par l’immence
voix du jeune chanteur soliste William Borrego. Sa grande variété
dans les rythmes et les improvisations, fait de ce groupe de Cuban
Soneros, un des plus importants de tous les temps.
© Copyright Le New Moning, 2007.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion, septembre
2007.
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Trio Ambre
Groupe
Né en 2005, Le Trio Ambre rend hommage à Chet
Baker en reprenant un répertoire joué par le trompettiste.
Le trio propose également une relecture des standards du jazz américain
allant du swing, à la bossa nova en passant par des rythmes plus récents.
C’est avec un pied dans le passé et l’autre dans
le présent que nos jeunes musiciens abordent leur musique. La
Beat Generation, mouvement littéraire et artistique des années
50-60, reste un modèle majeur pour le trio.
D’ailleurs, c’est à l’occasion d’un projet
autour de Jack Kerouac, fondateur du
mouvement, que les membres du Trio Ambre
décident de se réunir pour se consacrer au répertoire du musicien Chet
Baker.
Soucieux d’apporter une musique reflétant au mieux
la personnalité du trompettiste et la leur, c’est avec pertinence
qu’ils font le choix d’enregistrer des chansons moins connues du
grand public mais tant appréciées de Chet,
telles "Look for the silver lining" ou
encore "You’re driving me crazy".
Comme en littérature, la pratique du récit brisé,
le recours à l’improvisation et la non-censure du premier jet
s’expriment dans leur jeu.
Une musique vigoureuse, toujours en recherche de créativité.
Actuellement le groupe continue son chemin à travers
les festivals et les concerts comme auparavant Chet
aimait le faire dans sa décapotable (Le Caméléon, Les Sept Lézards)
Semi-finaliste du concours de
jazz à Tours en 2006, ils participent la même année au
festival de jazz d’Enghien les bains. C’est donc Sur la
route de Corbeil-Essonnes qu’ils rendront un vibrant hommage au
trompettiste Chet Baker.
Crédit photo : D.R.
© Copyright Les Couleurs du Jazz, 2007.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion, mai
2007.
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Franck Amsallem
Piano
Franck Amsallem est
né en 1961 à Oran (Algérie), puis
grandit à Nice. À 7 ans, ses parents ayant
rapatrié le piano familial, lui font prendre des
cours de musique classique qu'il abandonne au bout de quelques
années. La famille nombreuse, le petit appartement,
ne sont pas propices aux leçons de piano de la
vieille professeur. Toutefois, la famille possède une
large collection de 45 tours où Ray Charles
côtoie Glenn Miller et les Four Tops. Logiquement,
à l'adolescence, il est donc séduit par les
sonorités du blues et du swing et va s'inscrire au
conservatoire de Nice où, considéré
trop vieux pour le piano, il s'inscrira en saxophone
classique et y obtiendra vite un premier prix.
Mais le piano reste son
premier amour. Très vite son nom circule sur la
Côte d'Azur : il travaille beaucoup à Monte
Carlo, apprend des centaines de standards -" j'ai toujours
par dessus tout, adoré la musique américaine "-, et, à 17 ans, John Lewis le choisit pour sa
"Leçon de Musique". Ayant Jammé au festival
off avec Jerry Bergonzi, Mike Brecker et Richie Cole, ceux
ci l'encouragent à partir se perfectionner aux USA.
Ce sera au Berklee College en 1981. Un grand écart. "
A l'époque, à 19 ans, je ne me voyais pas
faire le métier de variétés à
Paris et accessoirement jouer du jazz (...). C'était
tout ou rien -All or Nothing at All ".
A Boston, Franck teste
vite les limites du système ; mais, séduit par
le big band d'Herb Pomeroy où il apprend le
métier de l'écriture et du grand orchestre, il
y reste 3 ans et remporte plusieurs Awards. L'appel du large
est toujours là pourtant, et en fin 1985 il
débarque à New York.
" De très bons
pianistes de jazz, il y en a, mais qui soient
également de très bons compositeurs, c'est cela
qui fait la différence ". Il prend alors à la
Manhattan School of Music, des cours de composition pour
grand orchestre avec Bob Brookmeyer, et de piano classique
avec Phil Kawin. Leur influence l'accompagnera longtemps. Et
le métier rentre ; la formidable expérience du
jazz New-yorkais, en tant qu'accompagnateur, puis en leader.
Faire ses classes comme les maîtres l'ont fait avant.
" Pour ceux qui n'ont pas connu cette discipline, cela
s'entend dès les premières notes ".
Irremplaçables, les rencontres et les confrontations
avec les tout meilleurs musiciens du moment ; 2e prix au
Great American Jazz competition, à Jacksonville, le
3e prix va à Brad Mehldau.
Tout cela est bien, mais
une carrière en leader c'était vraiment trop
tentant ". A 28 ans, en 1990, avec l'aide de la Fondation de
la Vocation, et celle du National Endowment for the Arts qui
lui a décerné une rare fellowship, Franck
enregistre en trio "Out A Day" avec Gary Peacock et Bill
Stewart. De partout les critiques affluent, très
élogieuses -voire superlatives. " Ces morceaux sont parmi les
meilleurs pour piano trio que nous ayons entendu depuis
très longtemps " (Penguin). " L'on ne peut s'attendre
qu'à l'excellence du travail de ce jeune musicien qui
a préparé avec tant de soin ce premier
enregistrement, extrêmement recommandé
" (Cadence).
Immédiatement remarqué, Franck collabore
à "New York Stories" en compagnie de Joshua Redman et
Roy Hargrove sur Blue Note.
Vient ensuite une longue
collaboration avec le saxophoniste Tim Ries. "Regards"
obtient 4 étoiles dans Down beat, Jazz Times trouve
le CD "irrésistible". "Is That So", un duo avec
également la participation de Leon Parker, est
remarqué par les Inrockuptibles pour ses
" escapades
musclées et recueillements teintés de
mélancolie " (les Inrockuptibles).
"Years Gone By", avec
Daniel Humair et Riccardo Del Fra, obtient de rares
éloges dans la presse française,
" ils s'entendent
si bien, tissent une si belle lumière (...) Ne
pouvoir reprocher à ce magnifique pianiste que
d'avoir été trop modeste est un rare
éloge (...), il n'y pas lieu de lui mesurer les
compliments, l'avenir lui appartient." (Alain Gerber, Diapason). "On
Second Thought", est unanimement souligné comme un CD
d'une rare intensité, un enregistrement live
où tout est réussi ; " Des premières comme
celle-là sont à inscrire sur un livre d'or
" (Sylvain
Siclier, Le Monde).
Franck s'est produit dans
bien des grands festivals, de Juan les Pins à Pori,
Nice ou Molde, en trio, duo, quartet et solo. Il s'est
produit à travers le monde, en Uruguay, Mexique ,Croatie, République tchèque, Ukraine,
Norvège, Suède. Il a aussi accompagné
en tournée Gerry Mulligan ou Harry Belafonte, s'est
produit au sein des formations de Maria Schneider, Rick
Margitza, Jerry Bergonzi, Bobby Watson ou de Joe Chambers, a
composé pour big band, orchestres de chambre et
orchestres à cordes ("Nuits" pour quartet de jazz et
orchestre à cordes, joué en Roumanie, Bulgarie,
France et USA). " J'aime la variété des
situations, apprendre au fil des rencontres, se remettre
toujours en question, rien de préétabli ".
A l'automne 2003, Franck
se remet au trio dans "Summer Times", avec Johannes
Weidenmuller à la contrebasse et Joe Chambers
à la batterie. Jazzman : " Cet album vise à
l'équilibre parfait dans tous les sens du terme
" ; Jazztimes : " laid-back yet
brash, simple yet complex, unassuming yet confident, and
above all original " saluent encore une fois ce nouvel
opus.
Cet automne 2004, Nocturne
réédite "Out A Day". " J'ai aimé
étudier, jouer, ou simplement vivre aux États Unis
pendant vingt ans, mais je suis vraiment satisfait
d'être de retour sur le vieux continent, surtout
après l'agitation de ces dernières
années à NY ". 2005 le verra se produire aux
USA (Washington D.C., Baltimore), Canada (Vancouver B.C.),
et pour une tournée de 10 dates en Afrique du Sud.
© Copyright
Franck-Amsallem, 2005.
Page maintained by Christian Boullangier for Jazz-Passion, mars 2005.
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Carleen Anderson
Chant,
Piano
Mini portrait d'une grande
artiste : la musique, un héritage familial
Vicki Anderson et son mari le pianiste Bobby
Bird, donnent naissance à un joli bébé du nom de Carleen. Mais leur métier les obligent malgré eux à vivre loin de leur fille. Régulièrement en tournée, ils se sont engagés pour plusieurs mois auprès de James Brown. C'est donc grand-maman et grand-papa qui s'occupent de l'éducation de la petite
Carleen, à Houston. Le Funk et le Blues titillent déjà les oreilles de la petite fille, mais voilà, pépé est pasteur et considère toutes ces musiques comme des chants du diable… Bref, ça rigole pas. Mais Carleen finit tout de même par emprunter une voie musicale. Elle quitte Houston pour Los Angeles, pour faire ses études de musique. Aussi étrange que cela puisse paraître, elle faisait des études pour enseigner la musique à d'autres. L'envie de chanter elle-même ne lui était pas encore venue.
Et la chrysalide devint papillon
Un élément déclencheur viendra chambouler ce schéma prédéfini. La mère pousse sa fille à chanter pendant un concert du James Brown All Stars à Londres. Carleen Anderson y trouve sa vocation. Attirée par la scène Soul britannique, elle emménage en Angleterre en 1990. Elle poursuit dans cette direction et rejoint les Young Disciples, un des meilleurs groupes
d'Acid Jazz du début des '90. Elle enregistrera avec eux "Road To
Freedom", en 1993. Mais elle ne fait pas long feu aux côtés de Femi Williams et de Marc Nelson. Elle continue la route seule et donnera naissance à
"True Spirit", son premier album solo. Elle expérimente d'autres horizons avec le multi instrumentaliste Ian Green, pour un album très spirituel, qui donne un coup de jeune au RnB de 1994. Elle en sortira un deuxième en 1998,
"Blessed Burden", album co-produit et co-écrit avec l'aide de son ami Paul Weller.
Carleen Anderson sera ensuite amenée à collaborer avec un grand nombre d'artistes ; Bryan Ferry
(backing vocals sur plusieurs albums), Omar ("Who Changes The
Seasons"), Guru ("Sights In The City"), Dr. John (bcking vocals de son album
"Anutha Zone") et bien sûr Paul Weller (backing vocals sur plusieurs albums). Elle sera ensuite de passage sur le Best Of des Brand New
Heavies, avec entre autre le fameux "Saturday Nite". Elle sera la voix leader du groupe durant leur tournée de 1999/2000. Elle quitte le groupe rapidement, et poursuit ses collaborations avec Paul Weller, et collectionne les petites apparitions sous forme de featuring ou de titres isolés sur compilations.
© Copyright Le New Morning, 2006.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion,
septembre 2006.
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Reid Anderson
Contrebasse, Basse
The Bad Plus est un trio qui a déboulé
dans le monde du jazz depuis 2002, « non pas comme l'éléphant dans un
magasin de porcelaine mais plutôt comme un rhinocéros dans un magasin
de vente d'usine ». Ce groupe, d'origine américaine, est composé de
Reid Anderson à la contrebasse, Ethan Iverson au piano et David King à
la batterie, trois musiciens, compositeurs et improvisateurs. Leur
musique mêle des accents jazz à un rythme rock. Ils alternent reprises
remarquables, grandes mélodies et interludes subtiles. Avec plus de 250
concerts à leur actif dans les clubs de jazz du monde, ou en premières
parties (the Pixies... ) , ce trio globetrotter a sorti son sixième
album « Prog ».
The Bad Plus est constitué du bassiste
Reid Anderson, du pianiste Ethan Iverson, et du batteur David King,
trois iconoclastes du jazz postmoderne qui combinent un esprit vif, des
contrastes musicaux dynamiques et une sensibilité originale dans ce que
l’on a surnommé « le trio de piano le plus tumultueux de tous les
temps ». Tirant leur inspiration des univers de la dance, de la pop et
du rock, The Bad Plus a réussi à se soustraire à l’étiquette de «
fusion », en déconstruisant leurs influences dans un langage résolument
jazz de leur cru.
Reid Anderson et David King sont originaires du Minnesota et Ethan
Iverson du Wisconsin. Ils parlent (et jouent) comme un seul homme et se
surnomment « les meilleurs amis en mission ». Et cette mission,
d’après le groupe, est de créer « une fête, une manifestation, une
prise d’assaut, un nouveau territoire ». Reid Anderson et Ethan
Iverson (lequel a aussi travaillé en tant que directeur artistique pour
le Mark Morris Dance Group : une troupe de danse moderne réputée dans
le monde entier) vivent actuellement à New York, alors que David King
est resté à Minneapolis.
La naissance de The Bad Plus remonte à 1984, lorsque Dave entend Reid
chanter pour la première fois, dans un tremplin rock de lycéens. Aux
alentours de 1989, Reid et Ethan jouent du free jazz en dilettante dans
divers restaurants du Wisconsin. 1990 marque une première rencontre
musicale infructueuse de Dave, Reid, et Ethan. En 2000, la dernière année
du siècle passé, « la conjoncture astrale est plus favorable et The
Bad Plus prend forme. » Le résultat initial est un premier album éponyme,
sorti en août 2001 chez Fresh Sound, un label indépendant espagnol.
C’est en 2002, à l’occasion d’un concert au Village Vanguard de
New York que The Bad Plus entre en relation avec Columbia Records.
DERNIER ALBUM « PROG » UNIVERSAL
The Bad Plus plane sur un espace singulier et fascinant, quelque part
entre le rock indé, le jazz postmoderne et la pop intelligente. Les
quatre albums de leur discographie et leur réputation d'aventurier
"live" témoignent de leurs sensibilités d'avant-gardistes très
intuitifs. En moins d'une décennie, Reid Anderson (basse), Ethan
Iverson (claviers) et David King (batterie) ont obligé la critique et
leurs fans (et quasiment tout ce qui se trouve entre les deux), à
repenser leurs perceptions du jazz, du rock et de la musique en général.
"World" est la première des quatre reprises que compte ce
programme de dix morceaux, Le trio joue ensuite une version de
"Life on Mars" (David Bowie). Ils interprètent ensuite
l'hymne art-rock "Tom Sawyer" (Rush), et pour conclure le
groupe reprend "This Guy's in Love with You" de Burt Bacharach.
Avec ces reprises fascinantes on découvre six des compositions
originales qui sont aussi bien nerveuses que superbes.
"On prend une chanson et on la regarde sous tous les angles
possibles. On y croit beaucoup à cela", dit Anderson. "Nous
essayons de nous approprier ces reprises. Il ne s'agit pas de jouer ces
chansons ; il s'agit de les réinventer."
© Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion,
septembre 2007.
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Mayra Andrade
Chant,
Composition
Mayra Andrade est née à Cuba de parents
capverdiens ; elle a vécu au Cap-Vert, au Sénégal, en Angola, puis en Allemagne. Dans sa prime jeunesse, Mayra se passionne pour la comédie et la musique brésilienne.
À l'âge de 13 ans, elle est déjà remarquée pour sa voix et sa personnalité. Elle est choisie pour chanter en Belgique lors d'une conférence du Dalaï Lama pour les étudiants. Une première étape d'un parcours hors du commun.
Après sa victoire aux jeux de la Francophonie au Canada, Mayra n'a cessé d'enchaîner les concerts. D'abord au Cap-Vert, à Praia et
Mindelo ; puis c'est dans la salle mythique du « Coliseu Dos Recreios » à Lisbonne, qu'elle chante aux côtés de Bau, ancien instrumentiste de Césaria
Evora.
En juillet 2002 Mayra est invitée pour la toute première fois en France dans le cadre du Festival de Jazz des « Rendez-Vous de l'Erdre » de Nantes. Aux côtés de deux grandes dames du jazz international, la new-yorkaise Sheila Jordan et l'arménienne Datévik
Hovanessian, Mayra dévoile un extraordinaire potentiel à des milliers de personnes massés devant la grande scène et obtient un énorme succès.
Toujours à Nantes, elle émerveille la Cité des Congrès lors de l'ouverture du « 24ème Festival international du film des trois continents » en chantant « a Capella ». Ensuite, c'est au « Festival de la Harpe » à Rennes que Mayra est pour la première fois tête d'affiche. Les invitations se succèdent : au Festival Africajarc, elle est à l'affiche aux cotés de Joe Zawinul, Ismael Lo et Angélique
Kidjo… Elle chante en première partie de Césaria Evora au New Morning, de Enrico Macias au « Festopale » à Etaples et du cubain Ernesto Titos Puentes lors du « Festival de Jazz » de Vannes.
Les invitations s'enchaînent : l'Italie, la Suisse, le Sénégal, la Hollande, le Portugal, l'Espagne, le Luxembourg, le Maroc, les
États-Unis. Au Brésil, elle représente une nouvelle fois son pays, pour participer à l'enregistrement d'un single au profit de la lutte contre le Sida avec les meilleurs représentants de la musique lusophone, dont Chico
Buarque.
Elle fait beaucoup parler d'elle sur les petites scènes parisiennes et a enthousiasmée le public lors d'un grand concert pour la journée nationale de l'autisme, le 15 mai 2004, face à la Tour Eiffel, sur le Champs de Mars.
En janvier 2005, elle est invitée par Charles Aznavour pour enregistrer, en duo avec lui, un titre en français sur son prochain album. Incontestablement Mayra captive et sait d'emblée s'affirmer.
Militante de la culture capverdienne, Mayra impose sur scène son propre style. De sa voix grave, chaude et veloutée, elle passe avec une aisance étonnante de la Morna au Funana et de la Coladera au Batuque, en y associant une touche Jazzy unique. Sa personnalité et son talent apportent un véritable souffle nouveau à la musique des îles du Cap-Vert, héritage d'un métissage des rythmes de l'Afrique et du Vieux Continent.
Mayra Andrade met Sète en état de grâce
LE MONDE | 09.08.06 |
SÈTE ENVOYÉ SPÉCIAL
" Lune, reste encore un peu auprès de moi/Laisse moi me coller contre
toi/Éclaire moi de ta douce
lueur ", chante en créole cap-verdien Mayra Andrade au Théâtre de la mer à Sète, mardi 8 août. Elle précède Cesaria Evora, seconde invitée de la soirée Cap-Vert, lors de la 10e édition du festival Fiest'à Sète, qui s'est tenu du 4 au 9 août, sur une thématique "musiques du monde". Mayra Andrade ne pouvait pas souhaiter cadre plus complice pour interpréter Lua ("lune"). Dans le ciel, se réfléchissant sur la mer, la lune brille. L'autre soir, vendredi 4, on a vu, sur cette scène, les ventres blancs des oiseaux s'envoler pendant un solo de guitare flamenca de Chicuelo : l'endroit respire une magie particulière.
" Permettez-moi de vous tourner le dos pour rendre hommage à ce bel astre qui fait le lien entre le Nord et le
Sud ", déclare Mayra Andrade au public. À 21 ans, d'une aisance vocale et scénique stupéfiante, même si ce soir, à Sète, elle habite moins ses chansons qu'à l'accoutumée, Mayra Andrade s'affirme comme l'une des plus prometteuses révélations de la musique cap-verdienne, avec Lura et Tcheka.
Écrite par Calu Princezito, Lua est un des titres qu'elle interprétait aux Jeux de la francophonie en 2001, à Ottawa Hull, (Canada), où elle remporta la médaille d'or de la chanson. Elle figure sur son premier album, Navega
(Sony-BMG). " Au Cap-Vert, beaucoup de chansons évoquent le pêcheur qui part en
mer ; moi j'ai voulu faire une chanson parlant de son épouse, celle qui attend, brûle un cierge en suppliant les flots de lui rendre son
homme ", explique la chanteuse au public.
Composée avec le guitariste Patrice Larose, Navega est l'un des trois titres de sa plume sur cet album où elle rend un hommage appuyé à Orlando Pantera, modernisateur de musiques traditionnelles cap-verdiennes (décédé en 2001), dont elle reprend quatre chansons. De ce musicien de Santiago, la plus grande île de l'archipel, celle où se trouve Praia, la capitale du pays, elle dit
qu' " il a été déterminant dans les choix qu('elle a) pu faire
".
© Copyright Le New Morning, 2006.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion,
octobre 2006.
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Bruno Angelini
Piano,
Composition
Bruno Angelini est né à Marseille en
1965.
De six ans à quatorze ans il fait des études classiques de piano au
conservatoire, puis s’oriente vers le jazz. Il travaille alors la
guitare, puis le saxophone, et revient ensuite au piano (qu’il
n’abandonnera plus) en intégrant le conservatoire de jazz de Marseille
dans la classe de Guy Longnon.
À 24 ans, il réétudie le répertoire classique : il aborde Debussy,
Bartok, Messian… et suit des cours de pratique de l’improvisation au
CIM dans la classe de Sammy Abenaïm
Il participe dès lors à de nombreux orchestres avec lesquels il
remporte ses premières distinctions : prix spécial de la Défense 95,
lauréat du concours de Vannes 96.
Il se produit alors un peu partout dans les clubs parisiens (New Morning,
Sunset, Duc des Lombards…) et les festivals (Nice, Marciac, Crest,
Coutances, Colmar…) ainsi qu’à l’étranger (Afrique, Europe de
l’ouest).
En 2000, il joue et enregistre dans le projet de Thierry Péala : «
Innertraces » avec Kenny Wheeler, qui sort chez Naïve.
Il participe également, pour le label Cobalt, au projet de Moira Conrath
« Insomnies » avec des musiciens traditionnels Maliens.
En 2001, il enregistre « Waiting for
you » avec le quartet de Xavier Cobo (disque paru chez Cristal records).
En octobre 2003, il sort son premier disque en leader « Empreintes »
(produit par Sketch) avec Riccardo Del Fra et Ichiro Onoë. Il en signe
toutes les compositions.
En 2004, pour Gérard Lesne, il écrit et interprète des arrangements de
standards de jazz, dans le cadre d’une création au Théâtre du Châtelet.
Les autres musiciens associés à ce projet sont Jean-Philippe Viret et
Ramon Lopez.
En 2004 il participe également à la création d’un répertoire pour
le New Edge Trio de Thierry Péala avec Sylvain Beuf. Un disque enregistré
en 2006 et sorti en mars 2007 sur le label Cristal Records.
Parallèlement il joue en duo avec Jean-luc Cappozzo.
En 2005, il participe au projet de musique improvisée « Silent cascades
» avec Joe Fonda et Ramon Lopez, qui est enregistré en 2006 sur le
label allemand Konnex. Une tournée européenne de ce trio est prévue à
l’automne 2007.
En septembre 2006, il sort son second album « Never Alone », enregistré
en solo pour le label Minium, dans le cadre de la série Standard Visit.
Le même mois paraît un autre CD auquel il participe
sous la direction du Giovanni Falzone (« European Jazz Ensemble », Soul
Note). Trompettiste italien qui monte, et avec lequel il se produit aussi
en duo, et en trio complété par Francesco Bearzatti.
Début 2007, il participe au festival de Monterrey au Mexique où il
partage la scène avec les incontournables Reggie Workman et Andrew
Cyrille.
Il vient de rejoindre le nouveau
quartet de Christophe Marguet. « Résistance poétique » avec Sébastien
Texier et Mauro Gargano.
Un disque doit être enregistré pour le label Chant du monde à
l’automne 2007.
Il a écrit pour la réalisatrice Hélène Milano, la musique du long métrage-documentaire
« nos amours de vieillesse »
Il enseigne le piano jazz à la Bill Evans Piano Academy depuis 1996.
Bruno ANGELINI est de ces rares
pianistes pour lequel la mélodie tient la place fondamentale dans
l’improvisation. Son style est très personnel ; il se rapproche du
romantisme classique enrichi des harmonies de Béla Bartok avec un
incontestable swing naturel.
Son éducation musicale s’est faite au conservatoire de Marseille puis
au CIM dans la classe de Sammy Abenaim. Il participe dès lors à de
nombreux orchestres avec lesquels il remporte ses premières distinctions
: Prix spécial de la défense 95 avec « le 4 »
Lauréat du concours de Vannes 96 avec « Quartet-est », ce qui lui
permet de figurer dans le catalogue des concerts JMF en 1996/1997. Il se
produit dès lors partout dans l’hexagone : clubs parisiens (New
Morning, Sunset…) ; festivals (Nice, Marciac, Crest, Coutances,
Colmar…) et à l’étranger (Afrique, Europe de l’ouest).
Actuellement il se consacre à son trio (avec Riccardo del Fra et Ichiro
Onoe) dans lequel il signe toutes les compositions ; aux projets de
Thierry Péala : « Inner Traces » avec Kenny Wheeler et « New
Standards » avec Alex Hiele ; au quartet de Xavier Cobo ; au groupe
franco-malien « Moira ». Il accompagne régulièrement en sideman des
artistes de passage tels que : Norma Winstone, Gary Keller, Ronald Baker,
Lewis Robinson, Jeff Boudreaux, Wayne Dockery…
Il enseigne le piano jazz à la Bill Evans Piano Academy depuis 1996.
Il écrit également pour le théâtre et travaille avec la compagnie
Aria Teatro ainsi que pour les JMF pour la création du spectacle jeune
public. Il enregistre pour le Label SKETCH en trio en |